Inspirations

Nous, alouettes des champs, milans royaux, aigrettes échassières, merles chanteurs, poules pondeuses, vautours fauves, hirondelles du printemps, palombes blanches porteuses de rameaux, oiseaux migrateurs, oiseaux de grèves, oiseaux de nuit, oiseaux rares, oiseaux ; nous sommes la diversité, nous sommes les 99 %. Nous sommes ceux qui de leur dix rémiges font avancer le monde. 

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Cette maison qu’on appelle Mairie, c’est nous qui l’avons bâtie. Cette route qui passe devant, nous. Ces employés qui servent les riverains, nous. Ces parcs, ces écoles, ces fleurs, ces rond-points, cette salle des fêtes et les spectacles qui s’y jouent, ces musées, la réfection du patrimoine, cette église, c’est nous. Ces élus, nous. Partout, nous, nous, nous. Et rien d’autre.
On s’est laissé endormir, c’est vrai. Le piège à glu était bien fait. Le cocon doux et chaud et le chacun pour soi, on l’a laissé nous submerger, petit à petit, jusqu’à nous  retrouver sous le voile noir dans une cage dorée, c’est vrai !  

Ce n’est pas que nous ne travaillons plus, non. Nous travaillons toujours. Toujours plus, toujours plus vite, toujours plus grand, toujours plus fort, toujours plus seuls, toujours plus peur. Et plus nous travaillons, plus ils prennent le fruit de ce travail. Ils ont sûrement même fini par oublier que ce qu’ils prennent, c’est nous qui l’avons créé.

Nous voulons effacer la cage ! Nous voulons sortir et voler de nos propres ailes. Nous voulons reprendre les commandes. De nos vies, de notre environnement, de nos pensées, de nos rêves. Sans peur, sans haine. Nous voulons faire face au monstre qu’ils ont créé et qui risque d’avaler tout le vivant sur la terre. Nous ne sommes pas les coupables, mais nous sommes responsables !

Nous voulons redevenir autrices et auteurs. Nous voulons chanter notre chant. Dans nos institutions et qu’elles se rappellent que nous les avons créées pour nous. Nous ne voulons plus déléguer. Nous ne voulons plus détourner les yeux pour ne pas voir. Nous voulons refaire la Polis, la Cité, et nous y retrouver. Faire corps, ensemble. Tous ensemble. Que chacun y ait sa place. Sa voix. Chaque jour, chaque instant. Que les élus écoutent, entendent et servent l’intérêt commun.

Nous voulons du temps. Du temps long, du temps lent qui prenne soin de nos enfants et des enfants de nos enfants, qui prenne soin de nous-même, dans chaque âge de la vie, qui prenne soin du vivant. De tout le vivant. Nous voulons de l’entraide. Nous voulons être fiers, nous voulons êtres beaux de comme nous nous occupons bien de nos anciens et de nos jeunes. Des plus fragiles, des plus précaires et des plus frêles. Nous voulons être joyeux de nos différences, de nos complémentarités, de la générosité et de la fraternité qui existent en nous. Nous voulons ouvrir les fenêtres et les portes. Nous voulons regarder la réalité en face et nous préparer. Ensemble. Tous ensemble.

Nous préparer à faire front. Réapprendre à nous faire confiance. A nous-même et à l’autre. Ne plus avoir peur. Retrouver la culture du local, retrouver la solidarité. Et retrouver l’écoute. Retrouver le dialogue et son Arbre à Palabres. 

Nous voulons refaire société. Ici, à Bagnères de Bigorre, sur notre territoire. Inventer un avenir résilient, inclusif, beau, sobre, vertueux, inventif, démerdard, disruptif, rebelle. Nous voulons voir la terre reprendre ses droits et ses couleurs, voir les arbres pousser à nouveau, l’eau retrouver sa clarté et les oiseaux chanter. La paix.

Nous voulons de la diversité, de la douceur, de la féminité, du sacré, de l’humilité. Et nous savons que personne d’autre que nous ne pourra le faire mieux que nous. Nous tous. De tous les bords, de toutes les couleurs, de tous les genres, de tous les plumages, de toutes les voix. Nous tous qui aimons la vie et qui voulons qu’on la respecte.

Nous ne déléguerons plus. Nous ferons tous ensemble. Nous les 99 %. Nous, les oiseaux du BEC.

Texte d’Alexandre.


Pour faire le portrait d’un oiseau 
Peindre d’abord une cage 
avec une porte ouverte 

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peindre ensuite 
quelque chose de joli 
quelque chose de simple 
quelque chose de beau 
quelque chose d’utile 
pour l’oiseau 
placer ensuite la toile contre un arbre 
dans un jardin 
dans un bois 
ou dans une forêt 
se cacher derrière l’arbre 
sans rien dire 
sans bouger … 
Parfois l’oiseau arrive vite 
mais il peut aussi bien mettre de longues années 
avant de se décider 
Ne pas se décourager 
attendre
attendre s’il le faut pendant des années 
la vitesse ou la lenteur de l’arrivée de l’oiseau
n’ayant aucun rapport 
avec la réussite du tableau 
Quand l’oiseau arrive 
s’il arrive 
observer le plus profond silence 
attendre que l’oiseau entre dans la cage 
et quand il est entré 
fermer doucement la porte avec le pinceau 
puis
effacer un à un tous les barreaux 
en ayant soin de ne toucher aucune des plumes de l’oiseau
Faire ensuite le portrait de l’arbre 
en choisissant la plus belle de ses branches 
pour l’oiseau 
peindre aussi le vert feuillage et la fraîcheur du vent 
la poussière du soleil 
et le bruit des bêtes de l’herbe dans la chaleur de l’été
et puis attendre que l’oiseau se décide à chanter 
Si l’oiseau ne chante pas 
c’est mauvais signe 
signe que le tableau est mauvais 
mais s’il chante c’est bon signe 
signe que vous pouvez signer 
Alors vous arrachez tout doucement 
une des plumes de l’oiseau 
et vous écrivez votre nom dans un coin du tableau.

Poésie de Jacques Prévert.


Quand je suis arrivé à Bagnères de Bigorre il y a 38 ans, cette ville m’est entrée droit dans le cœur. Elle rayonnait encore de la gloire de ses deux finales au Parc des princes, et vivait à l’ombre de ses industries séculaires: Soulé, Comet, Rocamat… sous le mandat d’un vieux maire communiste. Les palombes passaient encore au col du même nom, la cabane de Loulou Bayle n’avait pas brûlé, il neigeait en février…

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L’Adour a coulé sous les ponts. La population comme la neige fond peu à peu, les supermarchés et les ronds points fleurissent, les arbres disparaissent, le petit fronton n’est plus, la voiture envahit l’espace, le centre-ville et ses commerces s’essoufflent, les villages se rejoignent dans une urbanisation rampante.

Ce qui pourrait apparaître comme un sentiment de nostalgie n’est en réalité qu’un mélange d’amour toujours vivace ravivé par un immense espoir. Comme une équipe de rugby faisant sa mutation, la ville et sa communauté urbaine attirent de nouveaux visages, trentenaires lassés de la grande ville – dynamiques, respectueux de la nature et conscients des enjeux qui se profilent. Loin de s’opposer à la communauté traditionnelle, ils s’y intègrent et l’enrichissent.

Ces élections municipales attestent de ce frémissement. Une liste Bagnéraise, Ecologique et Citoyenne l’atteste. BEC, unique liste de gauche dans un paysage politique «en même temps» résigné – «en même temps» conservateur et «en même temps» opportuniste se démarque et aligne de vieux Bagnérais, des implantés de longue date, et des jeunes gens bourrés de talents et d’énergie.

Ils oeuvrent tous ensemble pour prendre l’inévitable virage écologique et social.

Cette ville, plus que d’autres, grâce à ses atouts naturels, ses forces vives et son imagination, saura le faire.

Pour prolonger l’injonction d’une écrivaine célèbre à l’instar de notre ville, de nos institutions, de notre république que nous aimerions tant plus fraternelles, on pourrait dire «On ne naît pas Bagnérais, on le devient» .

Texte d’Érick.


Revenons à l’essentiel. Que sera le monde demain ? La communauté scientifique dans son ensemble alerte sur l’urgence climatique et ses conséquences irrémédiables pour la biodiversité, les peuples, l’humanité, le vivant dans son ensemble.

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Pendant ce temps, nos édiles signent des traités qu’ils ne respectent pas, feignent de prendre le virage, se livrent des guerres classiques ou plus perverses… financières, s’enrichissent, ne nous consultent pas – bref nous enfument et nous mènent droit dans le mur. En moutons résignés, consommateurs rivés à nos écrans, le cul dans nos bagnoles, terrorisés de perdre nos petits boulots, nos acquis, privés de démocratie réelle depuis des lustres, nous nous laissons mener à l’abattoir…

Quelques cabris rebelles enfilent leurs gilets jaunes, occupent les ronds points ou défilent dans la rue, mais le système tient bon.

C’est ainsi que les sols se polluent, les glaciers fondent, le ciel s’épaissit, l’air se charge de particules, les terres s’artificialisent, les océans deviennent poubelles, l’eau se raréfie, l’agriculture et l’élevage s’industrialisent, les ressources s’épuisent, les acquis sociaux reculent, les services publics se réduisent comme peau de chagrin, les flics cognent dur, les extrémistes et les communautarismes fleurissent, les banlieues et la planète brûlent mais les milliardaires se portent bien…

– Vous en voulez encore?
– Diantre, mais Bagnères, dans ce sombre tableau ?
– Bagnères «séjour de plaisir et d’amour» resterait havre de paix à l’air si pur, à l’écart du monde échappant aux effets délétères d’une catastrophe annoncée ?

Vous pensez réellement que la neige (à grand renfort de canons) va revenir à date fixe sur les pentes de nos stations, qu’il faut installer des antennes 5G à tout va, envisager des projets de trois voies, cautionner un salon du 4×4 pour un tourisme motorisé, construire de nouveaux hôpitaux au diable vauvert, multiplier les supermarchés, les ronds-points, les lotissements, abattre les arbres, masquer l’eau dans la ville, faire de la culture un parent pauvre…?

Vous pensez réellement que des 250 millions de réfugiés climatiques prévus dans les décennies à venir, aucun ne viendra se mettre à l’abri dans nos contrées hospitalières ?

Vous pensez réellement que l’abstention lors des scrutins, la difficulté à mobiliser, le regard des oubliés tourné vers des solutions plus musclées, ne sont pas en rapport avec cette parodie de démocratie où nos élus, doigts sur la couture du pantalon ou droits dans leurs bottes, ne rendent des comptes que tous les six ans ?
Nous pensons qu’une transition est inévitable, qu’elle doit au plus vite s’amorcer ici pour être visible ailleurs.

Nous pensons que cette obsession écologique et sociale doit envahir les esprits, la cité, le pays, le monde. Question de survie.

Jetons ici aux orties les clichés caricaturaux de jeunes néo-ruraux, récemment implantés, végans, bouffeurs de bio, opposés aux vieux natifs, chasseurs, bons vivants pratiquant le rugby. Nous aurons besoin de toutes les énergies, qui doivent s’additionner pour inventer une alternative économe en ressources, soucieuse des hommes et du patrimoine, promotrice de solutions locales, simples, inventives… et fédératrices dans le monde incertain de demain.

Que sera Bagnères dans ce monde ? A vous de répondre.

Si vous pensez que tout va bien, que rien ne vous menace dans votre bonne ville, que le gué veille… dormez en paix braves gens !

Si vous avez envie d’un autre regard, si vous avez conscience que, comme les oiseaux, nous devons nous organiser en groupes solidaires pour survivre… déployez vos ailes, rejoignez-nous et votez BEC.

Texte d’Érick.


On peut aborder une ville, une campagne électorale… en comptable avec des chiffres, des Scot et PLU, ou en artiste avec des dessins et des mots. Notre choix est fait depuis longtemps.
Sur la table aujourd’hui : l’urbanisme à Bagnères.

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L’avantage du vélo est qu’il permet de s’infiltrer dans les moindres recoins de la cité mais aussi de s’en écarter pour en rejoindre d’autres aux confins du territoire et voir avec acuité, sous d’autres angles. Nos yeux d’architectes, de promeneurs et simples citoyens, nous permettent d’en analyser les points forts, les manques, les potentiels et les ratés. Nos combats en d’autres temps nous ont fait classer le Vallon du Salut quand certains voulaient y imposer des thermes pour clientèle aisée. Ils se feront ailleurs, c’est bien ainsi…

– Premier principe: valorisation. Car nous pensons qu’avant de construire il faut utiliser ce qui existe, détruire le moins possible, embellir… Un peu comme si je vous disais que cette ville, devenue un immense parking sans arbres et sans eau, ne nous fait pas rêver, pas plus que ses entrées avec déchetterie, supermarchés et ronds-points… Un peu comme si je vous disais qu’à peu de frais, on pourrait métamorphoser le musée Salies et rendre à la ville son aura culturelle…

– Second principe : vision politique. Sans celle-ci, rien ne peut sortir de terre qui ne soit pérenne où ne défigure. Nul ne peut anticiper l’avenir, même proche.

– Troisième principe: modernité et éco-construction. Un peu comme si je vous disais que l’arrière de la tribune du stade pourrait être végétalisée, les quais de l’Adour traités en promenade et la piscine habillée de bois.

Mais je n’ai rien dit… Notre liste fait dans tous les domaines des propositions. Il reviendra au citoyen de s’en emparer au fil du temps, de les enrichir, de les prolonger.

Vous pensiez que ces oiseaux étaient de doux rêveurs, dépensiers ? Vous les découvrez économes, porteurs d’idées et amoureux de leur ville. Ainsi va le BEC.

Texte d’Érick.


Notre mouvement a pris le nom de BEC. Pourquoi ? Ces trois initiales sont fondamentales.

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– B pour Bagnères, parce que nous aimons cette ville, y résidons, y travaillons et y avons des enfants.

– E pour Ecologie, car ne pas voir la réalité du réchauffement climatique et la dégradation programmée de notre environnement serait une erreur.

– C pour Citoyenne, car sans démocratie réelle et justice sociale, rien ne pourra s’accomplir qui ne soit paisible.

Le BEC est devenu ainsi une évidence – outil vital des oiseaux, animaux symboles d’une société en péril où ils ne se reproduisent plus, où l’eau manque dans les rivières, où la neige déserte les sommets.

Dans un pays où la colère gronde d’un pouvoir non partagé, d’humiliations au jour le jour, d’un avenir incertain, de trop grandes disparités, nous incarnons les merles moqueurs d’une commune libre et entonnons «le temps des cerises».

Depuis 30 ans, la même famille politique vaque aux affaires sur le territoire et le gère sans imagination, sans vision à long terme, sans concertation.

Les oiseaux de BEC sont des citoyens ordinaires, comme vous, c’est à dire en réalité exceptionnels : agent hospitalier, instituteur, enseignant, ingénieur, hôtesse de caisse, retraité, mère de famille, auteur, agent thermal, architecte, agent de maintenance… Tous constituent le socle d’une société fraternelle et diverse – véritable force vive de la République – femmes, hommes, jeunes, moins jeunes, natifs ou implantés, mais tous amoureux de Bagnères, ouverts à toute différence et à tout dialogue créatif.

BEC la liste de gauche. La liste écologique.

Les 15 et 22 mars prochains pour un autre chant- le vôtre, VOTEZ BEC.

Texte d’Érick.


Nous autres, oiseaux du BEC, rêvons d’une autre république. Pas celle d’En marche, fille de la finance, pas celle de LR, parti conservateur qui s’est accaparé le nom, pas celle du patriotisme dur du FN, pas celle de la colonisation, des communards sacrifiés, des fusillés pour l’exemple de 1917, pas celle de Charonne, du CAC 40, des banques, des fonds de pension, de la presse aux ordres, des délocalisations, de l’argent roi, des LBD…

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Nous autres, oiseaux du BEC, sommes les enfants de Marianne, de Victor Hugo et Louise Michel, de Schoelcher, du Front populaire, du Comité national de la Résistance, du Premier mai, de 68, des gilets jaunes, de Jaurès, Brassens, Ferré, Coluche et Charlie.

Nous autres, oiseaux du BEC, rêvons d’une république où l’école et la mairie seraient au centre du village. Ni une école de l’élite et des premiers de cordée ni une mairie jupitérienne, mais une école du plaisir, du savoir partagé et une mairie du peuple souverain.

Nous autres, oiseaux du BEC, rêvons d’une autre république où l’église et la mosquée n’occuperaient pas le centre de la place.

Merles moqueurs, un poil anars avec nos plumes noires et notre bec jaune, toujours joyeux, jamais violents, dans nos arbres verts chargés de fruits rouges, certains entonnant Le temps des cerises aux accents de commune libre, d’autres La Marseillaise, ce chant révolutionnaire qui sidéra un temps le monde à côté de trois mots oubliés – Liberté, Egalité, Fraternité – qu’il convient de réinventer.

Texte d’Érick.